| Points clés | Détails à retenir |
|---|---|
| 🍇 Diversité des cépages | La Bourgogne est renommée pour sa richesse en variétés de cepage bourgogne. |
| 🌱 Caractéristiques propres | Chaque cépage possède des arômes et atouts uniques à découvrir. |
| 🏞️ Terroir spécifique | Le terroir bourguignon sublime les qualités des principaux raisins. |
Le cepage bourgogne fascine amateurs et connaisseurs par sa diversité et son histoire. Quels sont les raisins emblématiques de la région et pourquoi sont-ils si particuliers ? Cet article vous aide à mieux comprendre leurs spécificités, origines et saveurs.
Le vignoble de Bourgogne est mondialement connu pour ses vins d’exception, dont la diversité et la typicité reposent avant tout sur ses cépages. Comprendre quels sont les principaux raisins cultivés dans la région et en quoi ils façonnent les styles de vin est essentiel pour apprécier la richesse du patrimoine bourguignon.
Ce qu’il faut retenir : Le cepage Bourgogne désigne principalement le Pinot Noir pour les rouges et le Chardonnay pour les blancs. Leur expression unique dépend du terroir local, ce qui confère aux vins bourguignons diversité et authenticité, signature du vignoble.
Qu’appelle-t-on exactement un “cépage Bourgogne” ?
En viticulture, le “cepage Bourgogne” fait référence aux variétés de raisin autorisées et traditionnellement cultivées dans la Bourgogne. La notion ne désigne pas un cépage unique : il s’agit principalement du Pinot Noir pour les vins rouges et du Chardonnay pour les vins blancs, mais aussi d’autres cépages moins connus comme l’Aligoté ou le Gamay. Ce qui caractérise cette sélection, c’est son adéquation avec les terroirs et l’histoire viticole régionale. La Bourgogne est mondialement reconnue pour ses vins de cépage unique, où l’expression du lieu prime sur les assemblages. Cela explique pourquoi, encore aujourd’hui, moins de 10 cépages sont utilisés pour l’ensemble du vignoble bourguignon, selon les données du Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne.
Quels sont les principaux cépages cultivés en Bourgogne ?
La Bourgogne se distingue par sa stricte sélection de cépages, gage de qualité et de caractère. Deux variétés dominent indéniablement : le Pinot Noir (couvrant environ 37 % de la surface plantée en 2026) et le Chardonnay (près de 47 %). Le reste se répartit entre l’Aligoté (6-7 %), le Gamay (principalement dans le Mâconnais et pour le Crémant), le César, le Sauvignon Gris et quelques cépages rares ou oubliés.
- Pinot Noir : emblème des vins rouges de Bourgogne, il donne des vins élégants, fins, d’une grande complexité aromatique. Les crus de la Côte de Nuits en sont la plus pure expression.
- Chardonnay : roi des vins blancs bourguignons, il séduit par sa minéralité et son équilibre. Il s’adapte aussi bien aux grands crus de Chablis qu’aux Mâcons fruités.
- Aligoté : cépage historique, souvent associé au Kir, il est aujourd’hui redistribué à travers des vins frais, toniques, parfois de grande garde (notamment en Bouzeron).
- Gamay : principalement vinifié en Saône-et-Loire et en Mâconnais, il entre aussi dans la composition du “Passe-tout-grains”.
- Cépages rares : César (Yonne), Pinot Beurot (mutation du Pinot Gris), Sauvignon Gris… Leur présence est ténue, mais certains domaines participent à leur sauvegarde.
Selon une étude menée par l’INAO, la Bourgogne affirme une identité unique : 89,5 % des vins AOC sont issus de Pinot Noir ou de Chardonnay (statistiques 2025). Cette rareté de cépages contraste avec d’autres vignobles français, comme le Bordelais.
La répartition géographique des cépages en Bourgogne : comment chaque terroir façonne-t-il le vin ?
Ce qui fait tout le sel du cepage Bourgogne, c’est son interaction avec le terroir local. La Bourgogne se divise en plusieurs sous-régions, chacune possédant des sols, des climats et des expositions différents. Résultat : le même cépage peut produire des vins radicalement distincts, selon qu’on le cultive à Chablis, en Côte de Nuits ou dans le Mâconnais.
| Cépage | Couleur | Principales sous-régions | Style de vin |
|---|---|---|---|
| Pinot Noir | Rouge | Côte de Nuits, Côte de Beaune, Côte Chalonnaise | Finesse, complexité, fruits rouges, bon potentiel de garde |
| Chardonnay | Blanc | Chablis, Côte de Beaune, Mâconnais | Élégance, minéralité, notes florales et d’agrumes |
| Aligoté | Blanc | Bouzeron, Côte Chalonnaise, Yonne | Fraîcheur, vivacité, arômes de citron et pomme verte |
| Gamay | Rouge | Mâconnais (Beaujolais voisin), Saône-et-Loire | Gourmandise, souplesse, notes fruits noirs et épices douces |
| César | Rouge | Yonne (Irancy) | Tanique, intense, utilisé en assemblage avec Pinot Noir |
Par exemple, à Chablis, le Chardonnay s’exprime avec beaucoup de minéralité grâce aux sols kimméridgiens, alors que le même cépage donne à Meursault (Côte de Beaune) des vins plus onctueux. Cela illustre la notion de « climats », l’un des trésors du patrimoine bourguignon, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Quelles sont les différences gustatives entre les vins des principaux cépages bourguignons ?
J’ai goûté au fil des années des centaines de vins de Bourgogne et peux témoigner de leur diversité. Voici les profils typiques des cépages phares, à compléter lors de vos propres dégustations :
- Pinot Noir : robe claire, arômes de fraise, griotte, rose, parfois touche animale, toujours une grande élégance. Souple mais structuré. Idéal sur des volailles fermières ou un filet de veau grillé.
- Chardonnay : selon le terroir, saveurs d’aubépine, agrumes, pomme fraîche, beurre ou noisette. Toujours une acidité maîtrisée, parfois une pointe saline. Accord parfait avec un comté affiné ou un poisson noble.
- Aligoté : vif, désaltérant, notes de pomme verte et citron, parfois une aromatique herbacée. Excellent sur des huîtres ou en apéritif.
- Gamay : plus fruité, tantôt porté sur les fruits rouges que sur la cerise noire, faible tanin. Parfait sur une charcuterie bourguignonne.
À noter que la Bourgogne mise presque exclusivement sur des vins monocépages : l’assemblage est exceptionnel, hormis pour le “Passe-tout-grains”. Ce point donne à chaque vin une identité claire, intime au terroir. L’immense majorité des grands crus (par exemple, Romanée-Conti ou Montrachet) ne tolère qu’un seul cépage réglementaire.
Avis personnel : Ce choix du monocépage forge l’authenticité bourguignonne, mais peut surprendre les amateurs de Bordeaux ou de Champagne, habitués à l’assemblage. À mon avis, c’est précisément cette simplicité apparente qui révèle l’incroyable diversité bourguignonne : la main du vigneron et le sol font toute la différence.
Cépages secondaires, oubliés ou rares en Bourgogne : un patrimoine à (re)découvrir
Très peu d’articles en ligne s’attardent sur l’étonnante diversité des cépages oubliés de la Bourgogne. Si leur part est infime dans les statistiques viticoles, ils témoignent d’un patrimoine menacé mais précieux. Voici quelques exemples :
- César : utilisé surtout à Irancy, il donne des rouges profonds et charpentés, souvent assemblés au Pinot Noir.
- Sacy : autrefois courant dans l’Yonne, ce cépage blanc peu acide survit de façon marginale.
- Pinot Beurot (Pinot Gris) : mutation du Pinot Noir, apportant exceptionnellement de la rondeur à certains blancs.
- Tressot ou Melon de Bourgogne : survivances anecdotiques ou replantations expérimentales.
Fait étonnant : depuis 2023, plusieurs domaines expérimentent la réintroduction du Sauvignon Gris ou du Gamay de Bouze, visant à préserver la diversité génétique et à s’adapter au changement climatique. Selon le rapport BIVB cité plus haut, leur impact reste limité (moins de 0,5 % des surfaces), mais l’angle culturel est passionnant.
Une anecdote personnelle : lors d’une visite à Bouzeron, un vigneron m’a confié que “chaque ancien cépage réintroduit est comme une page retrouvée de l’histoire familiale”. Cette perspective enrichit la découverte et mérite d’être mise en avant dans vos dégustations.
Pourquoi la Bourgogne utilise-t-elle si peu de cépages ? FAQ et mythes sur le cepage Bourgogne
Voici quelques réponses aux questions que vous êtes nombreux à vous poser, issues de l’expérience terrain et de sources crédibles :
-
Pourquoi seulement 2 grands cépages ?
La législation, les traditions familiales séculaires et la recherche d’expression du terroir ont progressivement éliminé les variétés inadaptées. Les cépages actuels sont tout simplement ceux qui subliment le climat de la région. -
Peut-on trouver du Merlot ou du Cabernet en Bourgogne ?
Non, sauf rares exceptions à vocation expérimentale (hors AOC). Ceux-ci sont inadaptés au climat local et interdits en AOC bourguignonne. -
Qu’est-ce qu’un vin monocépage ?
Il s’agit d’un vin issu d’un seul cépage. En Bourgogne, cette pratique vise la pureté d’expression du terroir, tandis que dans d’autres régions, l’assemblage reste la norme. -
Les cépages bourguignons évoluent-ils ?
Oui : le réchauffement climatique amène certains domaines à essayer d’autres variétés pour préserver la fraîcheur des vins dans les décennies à venir.
Pour plus d’informations réglementaires, consultez la liste officielle sur le site de l’INAO.
Comment choisir et déguster un vin de Bourgogne selon son cépage ?
Bien choisir un vin de Bourgogne, c’est d’abord identifier le cépage dominant, mais aussi le terroir et le millésime. Voici quelques conseils issus de mes dégustations et rencontres avec les vignerons :
- Pour un dîner raffiné : choisissez un Meursault (Chardonnay) pour la volupté, un Gevrey-Chambertin (Pinot Noir) pour la puissance, ou un Bouzeron (Aligoté) pour la fraîcheur.
- Pour explorer la diversité : organisez une dégustation croisée entre un Chablis, un Puligny-Montrachet et un Mâcon-Villages (trois Chardonnays, trois terroirs, trois styles).
- Pour la garde : privilégiez les crus de la Côte de Nuits (Pinot Noir), aptes à évoluer 15 à 30 ans en cave sur les grands millésimes.
- Pour la découverte : essayez les cépages rares pour appréhender une facette méconnue de la Bourgogne, parfois à prix plus accessibles.
Personnellement, je vous recommande de toujours déguster les vins de Bourgogne dans des verres adaptés, à température modérée (12-14 °C pour les blancs, 16-18 °C pour les rouges) et d’attendre quelques minutes après ouverture, surtout pour les grands crus : leur bouquet s’épanouit lentement.
Conclusion
Plonger dans l’univers du cepage Bourgogne, c’est s’aventurer au cœur d’une tradition millénaire où l’exigence de pureté côtoie l’esprit d’innovation. En 2026, la Bourgogne continue de prouver que quelques cépages bien choisis suffisent à exprimer une diversité inouïe, reflet de terroirs uniques au monde.
FAQ
Quels sont les cépages typiques de la Bourgogne ?
En Bourgogne, le Pinot Noir est le cépage rouge emblématique, tandis que le Chardonnay règne en blanc. On trouve aussi l’Aligoté, plus rare, et le Gamay dans certaines appellations. Si vous souhaitez découvrir les vins de la région, ce sont ces cépages que vous rencontrerez principalement.
Comment reconnaître un vin issu du cépage Pinot Noir en Bourgogne ?
Un vin de Pinot Noir de Bourgogne se distingue par sa robe claire, ses arômes de fruits rouges (cerise, framboise), et une texture souple en bouche. Je remarque souvent une belle finesse et une élégance propre à cette région.
Pourquoi le Chardonnay est-il si apprécié en Bourgogne ?
Le Chardonnay s’exprime parfaitement dans le terroir bourguignon, offrant des vins allant du frais et minéral au riche et complexe. Sa capacité à refléter les particularités du sol fait que vous pouvez toujours découvrir de nouvelles nuances selon les lieux.
Où peut-on découvrir et déguster les cépages de Bourgogne ?
Vous pouvez découvrir les cépages de Bourgogne en visitant les domaines, caves ou lors de salons spécialisés dans la région. Je vous conseille également les maisons de vins présentes dans les grandes villes bourguignonnes pour une initiation accessible.




